« Tout dégringolé à l’intérieur » : cela a le mérite d’être clair : la chute du sycomore a provoqué l’effondrement de la margelle du puits. Enid est affolée et cherche Swifft et Blitz, respectivement sa chauve souris et son écureuil.
Malgré cela, aucune des cinq sœurs Verdelaine ne quitterait la Vill’Hervé, la demeure familiale.
Charlie, l’aînée, gère la famille après la mort de leurs parents dans un accident de voiture ( lesdits parents apparaissent et disparaissent au gré des soucis de leur progéniture ).
Geneviève, silencieuse, pratique la boxe pour décompresser.
Hortense écrit son journal intime et se cache de Bettina, très « in » qui joue la carte du paraître mais est bien plus sensible qu’on ne le croit.
Le juge des affaires familiales ayant pensé que la charge serait trop lourde pour Charlie, a désigné Tante Lucrèce et son affreux Delmer pour l’aider. Gentille « tantine » gratifie les filles d’un chèque le 2 du mois et d’une visite le 36 du même mois déclenchant l’affolement général avec ses allergies et ses douleurs.
Etre petit, c’est difficile.
Etre grand, c’est compliqué.
La vie des 5 sœurs est écartelée entre ces deux constatations.
Une saga de 4 tomes permet de suivre les méandres de la vie des filles Verdelaine : les finances, les angoisses, les amitiés et les amours. Le tout est ponctué des remarques ou pensées de chacune.
Le premier tome est réservé à Enid, la plus jeunes des filles.
C’est vif, c’est triste, c’est gai, c’est drôle ! On peut se reconnaître par instant dans l’une des filles. Ce qui est certain, c’est que l’on a envie de connaître la suite…
Coup de cœur de Sylvie
Vous trouverez ce livre à la Bibliothèque de Véretz, section jeunes, cote JR FER




Extrait :« Je sais ce que vous pensez, comment je peux ne pas comprendre puisque toute la journée, tous le jours, j’entends chaque pensée des deux hommes de la maison ? Mais c’est comme ça. Le Bruit, c’est du bruit. Ça craque et ça crépite et ça finit généralement par une grande purée de sons et de pensées et d’images, et la moitié du temps, impossible d’y comprendre quelque chose. L’esprit des hommes est rien qu’un fouillis et le Bruit, c’est comme la version active, respirante de ce fouillis. C’est ce qui est vrai et cru et ce qui est imaginé et ce qui est rêvé, et ça dit une chose et son contraire total en même temps, et même si la vérité s’y trouve forcément, comment faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas quand vous captez tout, absolument tout ? »


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